1970, tranquille ce bon à rien, fils de juge et père irresponsable, pas très fiables ses complices d’un vol de quatre tableaux modernistes du musée local, compliquée l’organisation du suivi de l’opération, difficile d’accès la cache du butin, problématique la dénonciation consécutive, raté le recel et sa restitution et improbable la réussite d’une cavale qui de faux suspense en faux semblants rattrape son anti-héros.
Un road-movie erratique du Massachussetts à l’Ohio, sur improvisation jazz de Rob Mazurek, variations chromées des voitures, égoïsmes et individualismes banalisés, hippisme détourné sur fond de guerre du Vietnam, recrutement et manifestations, indifférence assumée d’une société en décomposition que Kelly Reichardt dénonce politiquement avec son talent décalé de cinéaste.
1h50’ - Loser américain
Sélection 2025 : Festival de Cannes 2025/Compétition
permanentes, en souffrance vers l’oubli imposé se répand de narrations décomposées en humour ravageur, plans inventifs broyant l’humanité en nuages d’images chatoyantes aux intentions vengeresses à découvrir.