Ronis, la liberté encore et toujours...
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Exposition de photos de Willy Ronis à la galerie Argentic. L’occasion de redécouvrir cet artiste, classé comme photographe humaniste.

Certaines photos de Ronis sont emblématiques : "les amoureux de la Bastille"- deux jeunes Auvergnats qui, de leur balcon, regardent le faubourg Saint-Antoine- "Rue Saint-Antoine Paris 14 juillet 1936 - au cours d’une manif’ entre Bastille et Nation,une petite fille, juchée sur les épaules de son père, lève le poing-"La pasionnaria de l’usine Citroën-une responsable syndicale harangue des ouvrières de Citroën durant une grève en 1938- "Nu provençal"-une femme, de dos, se désaltère.

Mais la photo la plus proche du coeur de l’artiste est "La péniche aux enfants" ; Willy Ronis l’a réalisée par hasard, alors qu’il surplombait la Seine, et c’est ce cliché de 1959 qui, dit-il, l’a retenu quand il était sur le point de tout lâcher.

"Je suis un photographe de la vie quotidienne, de ce qu’on voit en circulant en ville", a t-il expliqué.

Son père possédait un studio de portraits d’habitants du quartier. Ronis a eu son premier appareil de photos à 16 ans, mais il n’avait pas envie de pratiquer le même métier que son père. A la mort de celui-ci, il a vendu le commerce et est devenu photographe pour des revues. "J’ai commencé à arpenter la ville et je n’ai plus arrêté".

Tous les clichés de Ronis témoignent de son empathie pour les personnes simples, les gens du peuple, comme ceux de la fête foraine, boulevard Garibaldi (1947) ou les danseurs du bal du 14 juillet 1961 devant le café "Le petit pont". Certaines photos sont plus graves, comme "le retour des prisonniers gare de l’Est" (1945).

Il reste avant tout le photographe d’un Paris populaire, mais il a voyagé-Venise, Prague... Et il a été inspiré par les bateaux : un cargo et ses chaînes, d’où deux enfants viennent de plonger, au port de La Ciotat (1947) un morutier de Fécamp - un marin, avant de partir pour Terre-Neuve, embrasse sa femme devant le bateau (1949).

L’exposition à la galerie Argentic présente l’intérêt de publier les explications de l’artiste sur la plupart de ses photos, les circonstances dans lesquelles elles ont été faites, des détails techniques...

Un coup de cœur pour "Avenue Simon Bolivar" (1950) : dans l’escalier qui mène à l’avenue, une mère porte son enfant, alors que, plus bas, un charriot est tiré par un cheval, devant un petit commerce, une cordonnerie, alors qu’un ouvrier répare des feux tricolores. Sur le même cliché, plusieurs actions, des personnes simples dans un quartier populaire.

Ronis (1910-2009), un photographe vraiment humaniste.

- Galerie Argentic, 43 rue Daubenton, Paris 5ème, email : argentic@argentic.fr

Exposition "Ronis, la liberté encore et toujours" jusqu’au 24 octobre, du mardi au samedi de 15h à 19h.

La péniche aux enfants, Ronis



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