Les voyages d’Hélène
Vous avez aimé cet article, partagez le !

Exposition des photos réalisées par Hélène Roger-Viollet, la fondatrice de la célèbre agence de presse qui porte son nom.

Rolleiflex dans sa valise, Hélène Roger-Viollet a sillonné le monde, des années 50 aux années 70, de Pondichéry à Haïti, en passant par Dakar. C’est son père, Henri Roger-Viollet, ingénieur chimiste et photographe amateur, qui l’avait initiée à cet art.

C’est une des rares femmes ayant fait une école de journalistes avant-guerre ; c’est dans cette école qu’elle a connu son mari Jean Fischer, avec qui elle a photographié le début de la guerre d’Espagne en 1936. Elle a été ainsi la première femme à photographier cette guerre.

Mais, en 1938, elle fonde l’agence photographique Roger-Viollet, à partir des clichés faits par son père. Elle enrichira le fonds grâce à de nombreux achats. Elle reste donc dans le milieu de la photo, mais en devenant une commerçante et une gestionnaire.

L’aspect créatif du métier lui manque... Hélène Roger-Viollet va se mettre à voyager avec son mari à partir de 1950 jusqu’aux années 70 pour réaliser des documents dans le but d’enrichir les collections de son agence.

Elle témoigne, dans des photos en noir et blanc, en format carré, du quotidien et des des coutumes des peuples, à la manière, non d’une touriste mais d’une ethnologue, à une époque où le voyage lointain n’était pas toujours aisé.

Tous les clichés exposés ont en effet un aspect documentaire : un jeune montreur d’ours en Inde, des danseurs haïtiens, des hommes enturbannés devant la maison du khalife à Omdurman (Soudan), un marchand de journaux devant son kiosque à Taiwan, un marchand de glaces en Grèce, un coiffeur au Burkina Faso..

Certaines photos témoignent de la difficulté physique de certains métiers : un débardeur du port de Madras tire une lourde marchandise, un ouvrier agricole récolte la canne à sucre en Martinique...

Quelques clichés sont plus "artistiques", tel "Les quais près du port de Pondichéry", où trois sujets apparaissent : des personnes désœuvrées, un cargo au large et, surplombant cette scène, un immense ciel nuageux.

C’est le travail d’une photographe qui est exposé temporairement, mais l’agence Roger-Viollet, qu’Hélène a léguée à la Ville de Paris, à son décès en 1985, possède des collections qui constituent un fonds photographique unique en Europe avec plus de six millions de documents. Ce patrimoine est une mosaïque de témoignages d’une grande variété du Second Empire jusqu’à la fin du 20 è siècle. L’exposition est aussi l’occasion de découvrir ce trésor.

-Exposition "Les Voyages d’Hélène" jusqu’au 3 avril, du mardi au samedi de 11h à 17h30, Agence Roger-Viollet, 6 rue de Seine, Paris 6ème
Exposition virtuelle à voir sur https://www.roger-viollet.fr/galerie.php?id=181

Tel : 01 55 42 89 00 Ad.mail : info@roger-viollet.fr



JPEG - 80.5 ko

Ouverture d’une librairie pour personnes malvoyantes et potentielle vente de l’hôtel Scipion, la gentrification au Quartier Latin suit son cours... brève revue de presse...

JPEG - 34.7 ko

Une librairie du quartier latin engagée et différente

JPEG - 56.3 ko

Nous relayons un article de Paris Zig Zag au sujet de la librairie "La Rose de Java" qui vit une situation très difficile

JPEG - 23.6 ko

Nombreux sont les artistes et les professionnels de la culture qui se mobilisent afin de montrer que la culture, secteur immobilisé depuis un an, n’est pas seulement une "option" mais un bien commun vital et précieux

JPEG - 178.8 ko

"Biocoop, le retour à la terre" a eu l’idée de donner l’historique de l’immeuble qu’il occupe, 1 rue le Goff – 12 rue Malebranche, 75005 Paris. Et cette histoire concerne au premier chef celle des principaux commerces culturels du quartier latin. A lire donc.

JPEG - 110.3 ko

Lundi 29 mars 2021