Un berger, deux perchés à l’Elysée
Vous avez aimé cet article, partagez le !

Un berger, deux perchés à l’Elysée, documentaire désopilant sur un candidat provincial à l’élection présidentielle française de 2017. Avec deux années de retard, sur fond de gilets jaunes et non plus d’élection présidentielle.

Au cinéma parisien L’Escurial, le dimanche midi 13 janvier 2019, 140 spectateurs remerciaient chaleureusement les deux réalisateurs Philippe Lespinasse et Pierre Carles de leur comédie documentaire politique sur le député béarnais Jean Lassalle.

Le montage en est aussi habile que le budget est serré (200.000 euros pour 2 ans et demi de tournage et de montage). Le spectateur découvre les coulisses d’une campagne électorale, au côté d’un candidat atypique et imprévisible au premier tour de la présidentielle. La petite caméra numérique offre des images sublimes sur la vallée d’Aspe, en passant par Quito, où M. Lassalle rencontre le président Rafael Correa.

Jean Lassalle, député depuis 2002, ancien berger béarnais, sans grand diplôme, se laisse filmer au bord d’une caricature dont il est coutumier, plus ou moins involontairement. Avec une franchise confondante, il offre au duo de cinéastes des rebondissements inopinés, parfois burlesques et maladroits.

Dans la bergerie familiale, reprise par le frère du député, on découvre la mère, sobre, simple et dévouée, l’épouse, une ancienne institutrice, une nièce, bergère peut-être pleine d’avenir. Les amis et administrés du maire Jean Lassalle constituent un soutien sans faille, une communauté conviviale et festive.

Quand Jean Lassalle marche 5.000 km en France en 2013, pour "aller à la rencontre du peuple », quand il fait une grève de la faim victorieuse et excessive à l’Assemblée nationale, quand il prépare sa candidature au premier tour de l’élection présidentielle, devant la caméra du fidèle duo Lespinasse – Carles, la bergerie familiale tourne... Et quand il disparait avec les Chrétiens d’Orient, pour discuter avec un dictateur syrien, la sortie du film est compromise, retardée de deux ans par les distributeurs.

Dans son livre-programme, "Un berger à l’Elysée" (Editions La Différence), M. Lassalle dressait un constat sévère sur l’état de la France et de l’Europe : "Il y a une rupture totale entre les partis politiques et les Français, plus de dialogue, plus d’explications de fond avec le citoyen". Il rêve d’un "nouveau contrat social entre le peuple et ses représentants" pour tourner la page d’une France vivant "sous le joug terrifiant de la dictature financière », qui "menace de détruire notre civilisation déjà chancelante".

Député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, aujourd’hui non-inscrit, il a quitté la vice-présidence du Modem et pris ses distances avec François Bayrou. Il a créé son propre mouvement Résistons !, proposé un moratoire sur la dette, la renégociation des traités européens ou le désengagement militaire des opérations extérieures... Il assure qu’il a refusé le portefeuille du ministre « de la guerre », pardon, du ministre « de la Défense » ! Une maladresse politique lui a valu un contrôle fiscal. Les réalisateurs ont évoqué un bras de fer de leur champion avec Bolloré.

Un Berger, Deux perchés à l’Elysée sortira dès le 23 Janvier, dans une quarantaine de salles, notamment à l’Espace Saint Michel.

23 janvier, à l’Espace St Michel, débat en présence des réalisateurs et de Jean Lasalle.

JPEG - 62.3 ko

Sources image : IROZ GAIZKA / AFP/Archives
- Allocine Copyright Jour2fête http://www.allocine.fr/film/fichefilm-250874/photos/detail/?cmediafile=21581745



JPEG - 114.8 ko

Le 14 mars 2014, les cinémas d’art et d’essai du Quartier Latin se retrouvaient autour d’Agnès Varda au Studio des Ursulines.

JPEG - 38.5 ko

Une entrée très discrète, mais, au sous-sol, une véritable caverne d’Ali-Baba : visite de Mundolingua, le musée des langues, du langage et de la linguistique.

JPEG - 39.3 ko

Seul cinéma du quartier Mouffetard, "l’Epée de bois" est parvenu à rester indépendant.

JPEG - 281.2 ko

Ne ratez pas le festival des promenades scientifiques du 9 au 30 juin, parrainé par Axel Kahn, qui réalisera une conférence le 6 juin 2019

JPEG - 40.8 ko

Une exposition, à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, retrace l’histoire du cinéma comique en France et aux Etats-Unis, avant 1925.