Sur le territoire de l’édition que peut David contre Goliath ?
15 décembre 2018 | Robert | Lire | Critique | Editeurs |
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Un éditeur du haut de son 47è étage de la Tour Montparnasse regarde un éditeur qui œuvre au premier étage d’une librairie au bout de la rue Malebranche à deux pas de la Sorbonne.

De quoi s’agit-il au juste ? En 2018 les éditions Maurice Nadeau décident de rééditer un roman publié pour la première fois trente ans auparavant et qui avait reçu le Prix Populiste. Le livre s’intitule « Elle voulait voir la mer », il est signé Renata Ada-Ruata. Il arrive en librairie en mai 2018.
Quelques mois après cette réédition, en novembre 2018, un autre roman sort en librairie portant le même titre « Elle voulait voir la mer » ! Un tour de passe-passe éditorial réalisé par les Editions XO. Deux romans avec le même titre se retrouvent sur le marché du livre, la même année. L’un, produit par une puissante maison d’édition, occulte le second.
Bernard Fixot, pdg des éditions XO, se dit désolé, il répète à l’envie qu’il regrette cette situation, mais qu’il n’y a rien à faire. Il a tiré son roman à 20 000 exemplaires et ne compte pas le retirer de la vente.
En droit civil, la jurisprudence sanctionne « des actes de parasitisme, de détournement de clientèle, de risque de confusion, susceptibles de détourner le lecteur » d’un roman au profit d’un autre.
La solution judiciaire est longue et coûteuse. Alors que peut faire David face à Goliath ? Sinon informer le plus grand nombre de personnes possibles et faire en sorte que le roman, « Elle voulait voir la mer » des éditions Maurice Nadeau, atteigne ses lecteurs.

Gilles Nadeau, éditeur, libraire 3/5 rue Malebranche



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