Les murs qui parlent
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Les immenses peintures murales de Harlem et du nord de la Californie, photographiées par Jamila Mimouni, sont exposées à la galerie Soufflot, au sein de l’Université de Paris I.

"Quelle voie choisiras-tu ?" Une peinture murale dans East Harlem, à New-York, représente un écolier noir marchant sur un sentier entre, à gauche un bandit tenant un pistolet, et, au dessus, une prison, à droite un professeur montrant un diplôme, et, au dessus, un père de famille, un avocat, un joueur de basket, un dessinateur. Une œuvre à visée morale....

A l’autre bout des Etats-Unis, une peinture représente, sous le Golden Gate, des scènes de la vie et les traditions des Chinois de San Francisco.

Jamila Mimouni a sillonné plusieurs années ce pays, à la recherche de ces immenses fresques figuratives. Elle a choisi de photographier celles peintes par des minorités qui revendiquent leur identité ethnique ou qui délivrent un message politique ou éducatif.

Elle a souvent fixé sur l’objectif, devant les peintures murales, des piétons qui donnent l’impression de sortir de celles-ci, les rendant presque animées. Elle a aussi, parfois, "zoomé" sur des détails des fresques. Ainsi, dans la peinture murale "El immigrante" qui représente un Latino qui quitte son pays pour les Etats-Unis, non sans interrogations, elle a photographié une partie représentant les aspects positifs de ce pays.

Souvent, ce sont des artistes rejetés par les musées qui se sont tournés vers cet art pour s’exprimer.

Pour les Chicanos, Mexicains de le deuxième génération, c’est un moyen de renouer avec la tradition des grands peintres mexicains comme Rivera.

Quelques œuvres fortes : une réinterprétation, à Harlem, du "Guernica", de Picasso : des personnes sont opprimées par la violence et la pauvreté, sur fond rouge ; une femme, à Oakland, qui se libère de ses chaînes, au dessus de travailleurs agricoles noirs et latinos.

C’est à San Francisco, dans le quartier de Haight-Ashbury, berceau de la contre-culture, que les peintures murales ont vu le jour dans les années 60. Cet art reste bien vivace, comme le montre cette exposition.

- Exposition "les murs qui parlent" photographies de Jamila Mimouni, galerie Soufflot (Université de Paris I) 12 place du Panthéon, premier étage, jusqu’au 19 décembre de 8h à 20h, le samedi jusqu’à 17h.

Source du site de l’image : https://www.artistikrezo.com/agenda/exposition-les-murs-qui-parlent-au-centre-pantheon-galerie-soufflot.html
Which Path Will You Choose ? East Harlem, NY. E.Rabel



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