Filles de mai, 68 mon mai à moi - mémoires de femmes
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Cet ouvrage, est né de l’extraordinaire énergie collective de femmes qui ont pris la parole et la plume pour raconter mai 68

Cet ouvrage (Editions Le Bord de l’Eau (prix 15 euros)), un abécédaire de mots emblématiques, est né de l’extraordinaire énergie collective de quelques femmes qui ont pris la parole et la plume pour raconter ce que les bouleversements de mai 68 ont provoqué en elles et dans leur vie. Au départ, il y a l’Association pour l’Autobiographie (APA) créée notamment par Philippe Lejeune, qui accueille, conserve et valorise le fonds des écrits intimes déposés. Ainsi, lors d’une table ronde sur le thème « Masculin-Féminin » organisée par l’association en mars 2000, Michelle Perrot avait souligné le silence des femmes dans l’histoire : parce qu’elles ne se racontent pas, et parce qu’on ne les raconte pas. Au cours du débat, une femme est intervenue prenant l’exemple de mai 68, alors si peu marqué par des écrits de femmes. Elle a fait référence à un échange informel avec des adhérentes qui estimaient qu’elles n’avaient « rien à dire » sur mai 68 parce qu’elles n’avaient « rien fait ». Monique Bauer a alors suggéré d’interroger ce « rien » en tentant un chemin d’écriture collective au sein de l’association. 

Le soir-même, répondant à cet appel, plusieurs femmes se retrouvaient dans un café. Le groupe d’écriture « 68 dans la mémoire des femmes » était né, atteignant très vite 22 participantes, coordonné par l’initiatrice. Elles échangent par courrier, elles se téléphonent, elles se rencontrent au gré des réunions de l’APA… dans des cafés du Quartier Latin. Et elles rient beaucoup, retrouvant chaque fois la magie des années 68. Mais surtout, l’écriture éclot : elles disent leur mai 68, par leurs voix, avec leurs mots, l’avant, le pendant, et aussi, surtout, l’après 68.
 
Et puis, refusant la compilation fastidieuse des témoignages, elles choisissent une autre polyphonie, que permet l’abécédaire, mettant en regard d’un même mot des textes de femmes différentes, tant par leur âge que par leur parcours de vie. 
Ces écrits ont donné naissance en 2002 à un Cahier de l’APA intitulé « 68, mon mai à moi. Mémoires de femmes ». En 2004, le contenu du Cahier est publié aux Editions Le Bord de l’Eau, avec une préface de Michelle Perrot. Et en 2018, à l’occasion du 50ème anniversaire de Mai 68, l’éditeur publie une nouvelle édition « FILLES DE MAI, 68, mon mai à moi. Mémoires de femmes », revue et augmentée d’une postface de Ludivine Bantigny.

Au cours de l’année 2018, FILLES DE MAI sera présenté en France dans divers lieux et dans des librairies. Mais l’initiative la plus chargée de sens sera sans doute celle accueillie par la Mairie du Vème arrondissement de Paris, le mardi 29 mai à 18h, à l’initiative du Comité du Quartier Latin, dont le président animera la rencontre à laquelle participeront Michelle Perrot, Ludivine Bantigny et Monique Bauer.

Leurs interventions seront suivies de lectures d’extraits par plusieurs « Filles de Mai ». Et Philippe Lejeune, président de l’Association pour l’Autobiographie, présent dans la salle, interviendra à l’ouverture du débat.

N’en doutez pas, ce sera une soirée inoubliable.

APA à Ambérieu, été 2009



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