Comme au ciel ?
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It must be Heaven, le nouveau film d’Elia Suleiman.

Derrière l’affiche prometteuse du film « It must be heaven », le caissier du cinéma L’Escurial ne chômait pas en ce jour de grèves et de manifestations, le 5 décembre 2019. Aux séances de 14H et de 16H, une queue de seniors et de cinéphiles fidèles s’étirait dans un boulevard de Port Royal inhabituellement vide.

En 1H42 de pur plaisir, le réalisateur et scénariste Elia Suleiman enchaîne des rencontres drolatiques dans des rues presque désertes, dans un coin tranquille de Palestine, puis à Paris, à New York et de retour en Palestine. Muet, notre faux naïf observe notre monde, sans ciller derrière ses lunettes et sous son chapeau. Ses spectateurs peuvent sourire ou rire de tout ou presque, à contre temps parfois : religieux orthodoxes, voisins abusifs, clochard chouchouté par deux secouristes, policiers, militaires, beaux mannequins et touristes parisiens, Américains surarmés puis déguisés pour Halloween, professeur et producteur de cinéma (Suleiman fut chargé de créer un département cinéma et media à l’université de Birzeit à Jerusalem) …

Cette comédie absurde et poétique peut faire penser à Buster Keaton ou à Jacques Tati, voire un peu à Woody Allen, mais dans un style plus épuré, moins verbeux, moins commercial. Elle a reçu une mention spécial du jury à Cannes.
Ce long métrage s’achève par une dédicace à la Palestine. Il est financé par la France (où réside Suleiman aujourd’hui), par le Qatar, l’Allemagne, le Canada, la Turquie et par la Palestine. « Si dans mes précédents films, la Palestine pouvait s’apparenter à un microcosme du monde, mon nouveau film tente de présenter le monde comme un microcosme de la Palestine », explique l’auteur, né à Nazareth en 1960. Sur le grand écran, le personnage Elia Suleiman interroge un tireur de tarot américain : « la Palestine finira-t-elle par exister ? » (NDLR : en tant qu’État reconnu). Réponse du cartomancien : « Elle existera, elle existera. Mais ni de mon vivant ni du vôtre »…

Actuellement au cinéma au Quartier Latin.

Photographies du film, source allocine.fr.



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Dès maintenant et jusqu’au 31 décembre 2020, l’ensemble des salles du réseau Dulac Cinémas lance l’opération « Les mercredis à 5 euros, pour Tous ». Trois mois pour profiter, tous les mercredis, de tous les films et notamment de leur premier jour de sortie, à un tarif inédit !