Alexandre Vialatte et les mille merveilles
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Retour sur l’exposition consacrée à Alexandre Vialatte à la Mairie du 6e arrondissement de Paris

L’exposition s’est tenue du mercredi 20 avril au samedi 14 mai dans la Galerie du Luxembourg de la Mairie du 6e arrondissement, le quartier du livre et de la littérature.

18 panneaux et 4 vitrines conduisent notre visiteur à travers la vie d’Alexandre Vialatte (1901-1971), lui présentent ses romans, ses traductions, ses articles, pour aboutir à l’évocation de certains de ses amis et à un florilège de critiques.

Un mot sur le titre que nous avons donné à cette exposition : « Alexandre Vialatte et les Mille Merveilles ».
À peine a-t-il fini de rédiger son principal roman, les Fruits du Congo, Alexandre Vialatte commence à faire paraître des textes brefs pour lesquels il se sent un goût particulier. Des textes d’humour et de fantaisie dans lesquels il peut exprimer rapidement les choses ou les idées « grandes et magnifiques » qui l’étonnent dans la vie, celles qui lui apparaissent bizarres ou amusantes, absurdes et merveilleuses.
Ces idées admirables seront désormais au cœur de ses Chroniques.
Les premières paraissent en 1949 dans l’Époque, sous le titre Les Grandes idées.
Une deuxième série, Les Mille Merveilles, est éditée en 1951-1952 dans l’hebdomadaire Arts.
Puis à partir de décembre 1952 viendront les chroniques régulières dans le quotidien La Montagne.

Alexandre Vialatte s’éteint en 1971 et, sous l’impulsion de son fils Pierre Vialatte, de Ferny Besson, et de ses amis – que nous évoquons ici –, ses chroniques ainsi que des textes inédits vont être rassemblés, et régulièrement publiés.

Comme l’écrivait Gabrielle Rolin :

« Ses tiroirs regorgent de contes interrompus, de début de romans. » Toute sa vie, entre Paris et l’Auvergne, entre l’Allemagne et l’Égypte, il l’aura consacrée à l’écriture, de romans, d’essais, de traductions, de nouvelles…
Il nous donne l’impression de n’avoir jamais quitté l’adolescence de ses héros. Il s’efforce de rire, autant par hygiène que par pudeur, de lui-même, de nous, de la vie « qui n’est pas faite pour qu’on y réfléchisse.
 »

Il sera aussi chez lui dans ce Château de Kafka que lui apporte un facteur dans son bureau de la Revue Rhénane, et qu’il s’empresse de traduire pour le faire découvrir aux Français. Plus tard, lorsque les exégètes projetteront une lumière noire sur l’œuvre qu’il aura révélée, il les rappellera à l’ordre de l’humour : « Le Procès, c’est Charlot paraphrasant le chapitre de Pascal sur la misère de l’homme sans Dieu. »

L’association des Amis d’Alexandre Vialatte a son siège depuis près de 30 ans au 11, rue d’Assas dans le 6e arrondissement. Elle a un site sur lequel sont régulièrement publiés les évènements concernant Alexandre Vialatte.
Vous pouvez aussi écrire à : jerome.trollet@gmail.com
Un groupe d’amis de Vialatte sur Facebook a été créé il y a plus de deux ans. Il comptera, cette année, près de mille amis, qui reçoivent chaque jour quelques lignes de l’écrivain, le plus souvent illustrées, comme un billet que continuerait de nous envoyer Vialatte...

http://amisdevialatte.blogspot.fr/

© Les Amis d’Alexandre Vialatte



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